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Auteur : Maud Bécherraz,
RN, PhD (Suisse)
Problématique : il
existe un manque de connaissances relatives à l’expérience
de réconfort vécue à l’intérieur de
la dyade « bénéficiaire–infirmière »
en phase postopératoire.
Méthode : une adaptation
de la phénoménologie interprétative de P. Benner
(1994)
Participants : onze dyades
« bénéficiaire–infirmière »
Résultats : le patient
insiste sur le soulagement de la douleur, sur la présence, l’écoute
et le toucher. Il est émerveillé par l’intense relation
qui se tisse parfois à l’occasion de la première rencontre.
Il est réconforté lorsque qu’il est reconnu comme
un être humain qui souffre. Il témoigne du réconfort
apporté par les personnes significatives. Enfin la spiritualité
est un aspect majeur du réconfort.
L’infirmière parle de son souci de cet être humain
qui souffre. L’intersubjectivité est très présente
alors que l’infirmière banalise les soins de base et les
soins médicaux délégués qu’elle dispense.
La famille du patient bénéficie d’une attention particulière.
L’infirmière ne parle pas explicitement de l’aspect
spirituel des soins. Enfin, les conditions de travail sont vécues
comme autant de limitations en regard du réconfort qui pourrait
être offert au patient.
Conclusion : le réconfort
prend forme à travers la sympathie que l’infirmière
ressent vis-à-vis d’un être humain qui souffre. L’engagement
qui s’en suit, augmente l’acuité perceptuelle de l’infirmière,
améliore son jugement clinique et la qualité des soins dispensés.
(Mots clés : réconfort, «
caring », soins infirmiers autonomes, phénoménologie
interprétative, dyade, phase postopératoire) |
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Auteurs : Maud Bécherraz a,
RN, PhD, Franco Carnevale b, RN, PhD, Myriam Vaucher
a, RN, MA, Direction des Soins Infirmiers - Hôpitaux
Universitaires de Genève (Suisse)a, McGill University
(Canada)b
Problématique : les écrits scientifiques,
notamment deux recherches antérieures (Bécherraz, 2001 ;
2002) ne permettent pas de distinguer les significations des expériences
de réconfort des infirmiers de celles des infirmières.
Méthode : phénoménologie herméneutique
(Benner, 1994 ; Bécherraz, 2001).
Participants : six dyades « bénéficiaire–infirmier
» dans le domaine de la santé mentale ont participé
à des entrevues individuelles d’une durée moyenne
de 80 minutes.
Résultats : quatre catégories thématiques
émergent de l’analyse phénoménologique-herméneutique
:
a) l’engagement relationnel ou « caring »
b) la dimension corporelle,
c) le lien social et
d) le contexte socio sanitaire.
Les bénéficiaires interrogés sont des personnes atteintes
de dépression (2), de troubles bipolaires (3) et de schizophrénie
(1) qui se disent réconfortées par les infirmiers. Elles
disent développer un lien avec l’infirmier parce qu’elles
se sentent reconnues dans leur souffrance, respectées, écoutées
et en sécurité. Elles ont pu compter sur ces infirmiers
à l’occasion d’une détresse aiguë totale.
Elles apprécient leur humour, leur manière d’être
dans l’unité et leur calme. Les infirmiers interrogés
sont, en général, de jeunes diplômés qui travaillent
à temps complet et leur expérience en psychiatrie ne dépasse
pas 5 ans. Tous possèdent un bac et un diplôme français.
Ils affirment ne pas être conscients du réconfort apporté
aux patient(e)s.
Retombées pour la pratique : les résultats
indiquent que le réconfort des infirmiers est basé sur une
présence physique, l’observation, la négociation,
la définition d’objectifs de soins réalistes, l’humour
et la promotion de « moments d’évasion » à
travers le jeu et le sport. Les résultats semblent novateurs et
peuvent contribuer au renouvellement des pratiques en santé mentale.
(Mots clés : réconfort, «
caring », effet de genre, phénoménologie interprétative,
dyade, santé mentale)
Recherche subventionnée par l’Association Suisse des Infirmières
(ASI) et la Direction des Soins Infirmiers des Hôpitaux Universitaires
de Genève (Suisse) |
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Auteurs : Maud Bécherraz,
RN, PhD, Hôpitaux Universitaires de Genève (Suisse); Franco
Carnevale, RN, PhD, McGill University (Canada)
Problématique : il
existe un manque de connaissances relatives à l’expérience
de réconfort vécue à l’intérieur de
la dyade « bénéficiaire–infirmière »
en psychiatrie.
Méthode : une adaptation
de la phénoménologie interprétative de P. Benner
(1994)
Participants : quatorze
dyades « bénéficiaire–infirmière »
Résultats : quatre
catégories thématiques émergent de l’analyse
:
a) l’engagement relationnel ou « caring »
b) la dimension corporelle,
c) le lien social et
d) le contexte socio sanitaire.
Pour le client les éléments majeurs du réconfort
sont : ne plus être traité comme un fou, être écouté,
ne pas être seul, partager ses soucis, se sentir protégé,
comprendre, être touché physiquement, prendre soins de son
corps, renouer avec les personnes significatives et refaire des projets
à l’extérieur de l’hôpital.
Pour l’infirmière les points forts sont : ne pas juger, respecter,
accueillir la personne ; organiser un lieu de parole, s’engager,
accompagner et mettre des limites. Les soins du corps, l’activité
physique et les massages sont valorisés, de même que le maintien
du lien social et le retour à domicile.
Conclusion : le réconfort
présente des zones de chevauchement avec la « phronesis »
et le « caring » qui ont des implications pour la formation,
la clinique et la gestion des soins infirmiers.
Mots clés : réconfort, « caring
», soins infirmiers autonomes, phénoménologie interprétative,
dyade, santé mentale)
Recherche subventionnée par l’Association Suisse des Infirmières
(ASI) et la Direction des Soins Infirmiers des Hôpitaux Universitaires
de Genève (Suisse)
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